Les cuivres  

"Trompette" planche de Musicalisches Theatrum, gravure sur cuivre de Christoph Weigl,
Nuremberg, 1722




Dans les ensembles

ensemble de trompettes et timbales

 

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Très différente de la trompette chromatique actuelle, l'instrument des XVIIème et XVIIIème siècles était deux fois plus long, à un seul enroulement et sans aucun mécanisme en altérant la longueur vibrante (ni trou, clés, coulisse ou pistons).
L'instrumentiste, en faisant vibrer ses lèvres dans l'embouchure de l'instrument, pouvait produire une série limitée de notes : les partiels correspondants à la longueur acoustique du tube.

En utilisant les notes beaucoup plus rapprochées dans la tessiture aigüe (appelée registre de clarino), il était alors possible de confier à la trompette une mélodie. Dans le grave, par contre, la trompette ne pouvait produire que des arpèges, tout indiqués pour le répertoire de sonneries militaires (registre de principal ).

La trompette était parfois utilisée avec une sourdine en bois que l'on introduisait dans le pavillon de l'instrument, qui avait la particularité de monter le diapason d'un demi ton à un ton tout en modifiant son timbre. Invention à usage millitaire au départ, la sourdine fut ensuite associée aux musiques funèbres.

La trompette naturelle de l'époque baroque était l'emblème de la royauté et du divin. Seuls les trompettistes au service d'une cour ou d'une ville avaient l'autorisation d'en jouer en public.
Le répertoire profane ou sacré des XVIIème et XVIIIème siècle fait un usage abondant de cet instrument.

 
Variante de la trompette naturelle, elle possédait une coulisse mobile insérée à l'intérieur de sa branche d'embouchure. Celle-ci lui permettait d'émettre d'autres notes que les partiels lorsqu'on la tirait ou poussait, d'où le nom parfois utilisé de "trompette sacqueboute".
Son principe a été à l'origine des premiers développements du futur trombone, ou sacqueboute, qui l'a supplanté au XV° siècle. Elle a toutefois continuée d'être employée jusqu'au XVIII° siècle par les musiciens de ville pour jouer des chorals.
En Angleterre, aux XVII° et XVIII° siècles, une variante de cet instrument était utilisée sous le nom de "flat trumpet". A la différence de sa cousine continentale, son système de coulisse était double et c'est tout un coude de l'instrument que l'on tirait et pousait.
pour les 2 textes, auteur : Jean-François Madeuf
 
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